Le TSPT et quelques options de thérapie

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) peut affecter à la fois votre santé mentale et votre santé physique. Il peut résulter d’un seul traumatisme ou survenir après de nombreux événements traumatisants. Il peut être causé par l’exposition à une mort ou à un risque de mort, à des blessures corporelles graves ou à une agression sexuelle que vous ou quelqu’un d’autre avez vécue.

Les symptômes du trouble de stress post-traumatique

Le TSPT peut affecter votre santé mentale et votre santé physique. Voici quelques exemples de réactions possibles si vous souffrez du TSPT :

 
  • Sans crier gare, je me sens bouleversé et j’ai des pensées et des souvenirs difficiles à gérer.
  • J’ai l’impression de paniquer; mon cœur bat la chamade et je suis en sueur et effrayé.
  • J’ai un flashback; c’est comme si j’étais de retour dans la situation qui a causé le traumatisme.
  • J’ai du mal à dormir paisiblement; je fais régulièrement des cauchemars et des rêves anxieux.
  • J’ai du mal à être attentif à cause de pensées ou d’images intrusives.
 
  • Je ne veux pas sortir au cas où quelque chose me ferait revivre le traumatisme.
  • Je ne peux pas me permettre de penser à ce que j’ai vécu lorsque le traumatisme s’est produit; c’est trop douloureux et j’ai peur de perdre le contrôle.
  • J’essaie vraiment, mais je ne ressens rien du traumatisme qui s’est produit. C’est comme si quelqu’un d’autre l’avait vécu. Je sais que les émotions sont là, mais je n’y ai pas accès.
  • Je bois, je fume ou je consomme de la drogue pour m’aider à contrôler mes sentiments.
  • Je passe beaucoup de temps seul, même si cela fait naître en moi un sentiment d’abandon et d’isolement.
  • Je n’ai pas envie de sortir pour faire des activités ou voir des gens.
  • Je me tiens très occupé pour ne pas avoir à me souvenir ou à ressentir des émotions.
 
  • J’ai vraiment du mal à être positif dans ma vie présente et face à l’avenir.
  • J’ai du mal à faire confiance aux autres.
  • Je me reproche d’avoir causé le traumatisme ou de ne pas avoir maîtrisé la situation.
  • Je sais dans ma tête que j’aime mes proches, mais j’ai du mal à le ressentir. Je me sens éloigné d’eux et distant.
  • J’éprouve des sentiments pénibles comme la colère, l’agressivité et la peur. D’autres fois, je me sens coupable, honteux et horrifié de ce que j’ai vu ou fait.
  • La plupart du temps, j’ai du mal à me sentir heureux, optimiste ou satisfait. Je ressens souvent peu d’intérêt pour ma vie ou pour des choses qui autrefois m’importaient.
 
  • Je suis soupe au lait et je m’irrite facilement. J’éprouve plus souvent de la rage au volant.
  • J’ai l’impression d’attendre le prochain traumatisme ou la prochaine attaque; je suis méfiant et sur mes gardes, en plus d’être à la recherche de risques ou de menaces possibles.
  • J’ai besoin de m’asseoir dos au mur dans les lieux publics.
  • J’ai constamment besoin de savoir où sont mes proches.
  • Je me sens souvent distrait et j’ai du mal à me concentrer.
  • Je peux poser des gestes risqués ou imprudents.

La combinaison des symptômes sera différente pour chaque personne, et toutes les personnes ayant vécu une situation traumatique, ou qui en ont été témoin, ne souffriront pas nécessairement du TSPT. Chaque personne vit l’expérience d’un événement traumatisant à sa façon, et votre réaction dépendra de facteurs tels que votre passé, votre situation actuelle et vos caractéristiques émotionnelles.

Ces reactions sont des réponses normales à un traumatisme. Ce n’est pas un signe de faiblesse si vous êtes atteints du TSPT alors que quelqu’un d’autre, dans une situation similaire, n’en est pas atteint. Vos expériences et vos sentiments sont légitimes.

Demander de l’aide n’est pas non plus un signe de faiblesse. Il existe des traitements éprouvés pour le TSPT et de nombreuses personnes qualifiées qui sont prêtes à vous aider.


Un diagnostic de TSPT

Obtenir un diagnostic ne changera pas vos symptômes, mais c’est une étape utile pour obtenir le bon traitement. Un diagnostic de TSPT peut être posé par un dispensateur de services qualifié, comme un psychiatre ou un psychologue.

Lors de la vérification d’un possible TSPT, ce spécialiste recherchera des expériences traumatisantes dans divers contextes :

  • Service militaire dans une zone de conflit
  • Témoin d’atrocités lors du déploiement
  • Incidents pendant le service en uniforme comme les opérations nationales ou l’aide au pouvoir civil
  • Expérience d’une catastrophe naturelle et soutien de sauvetage ou de secours par la suite
  • Terrorisme ou violence de masse
  • Violence familiale
  • Agression sexuelle
  • Attaques ou stress liés à la discrimination sexuelle, à la race ou à la culture

Il vous posera également des questions sur vos symptômes. Une personne atteinte de TSPT présentera des symptômes dans chacune de ces quatre catégories :

  1. Résurgence des sensations et sentiments ressentis lors du traumatisme
  2. Évitement des rappels du traumatisme
  3. Pensées ou sentiments négatifs à propos de soi-même, de ceux qui l’entourent, d’une situation ou d’un lieu
  4. Nervosité ou réaction, physique ou émotionnelle, sans raison (également connue sous le nom d’hyperexcitation)

Les bienfaits de la thérapie

Le TSPT ne disparaît généralement pas de lui-même, et sans soutien, les symptômes peuvent même s’aggraver. Suivre une thérapie peut vous aider à :

  • Vous sentir plus productif et positif
  • Retourner au travail
  • Rétablir ou renforcer vos relations
  • Empêcher vos symptômes de s’aggraver
  • Mieux maîtriser vos sentiments et votre vie
  • Acquérir des compétences et des outils pour gérer vos symptômes
  • Vous sentir mieux dans votre vie quotidienne (tête, corps et esprit)

« J’ai enfin compris que les choses pouvaient être plus faciles… »
Écoutez les voix fortes des personnes qui vivent au sein de familles vétérans souffrant de stress post-traumatique.

 

« L’espoir que je désire est de pouvoir profiter à nouveau de ma vie… »
Un vétéran nous parle de la vie après le service militaire et la reconstruction de sa vie après un diagnostic de TSPT. Le traitement peut vraiment être efficace. La guérison est possible.


Thérapies pour le TSPT

Si vous décidez de chercher du soutien, votre dispensateur de soins devrait vous parler du traumatisme en général et du plan de votre traitement. Vous devez décider ensemble si vous êtes prêt à commencer et à tout moment, vous devriez être en mesure de poser autant de questions que vous le souhaitez sur votre thérapie et vos progrès.

(Ces données sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas les soins médicaux ou les conseils d’un spécialiste. Seuls les professionnels qualifiés et agréés peuvent diagnostiquer le TSPT. Le Centre d’excellence sur le TSPT ne fournit pas de soins cliniques directs.)

Les thérapies les plus recommandées pour le TSPT sont les psychothérapies axées sur les traumatismes. Ces types de thérapie vous aident à vivre avec les souvenirs du traumatisme et ce qu’ils signifient dans votre vie. Ce n’est pas toujours facile à faire, mais en travaillant avec un professionnel de confiance et en obtenant du soutien de votre famille ou de vos amis, les résultats peuvent être très bons.

Les cinq psychothérapies axées sur les traumatismes les plus recommandées sont les suivantes :

Chacun de ces traitements est résumé plus bas.
*Les questions et les informations en bref ont été adaptées par le Centre national pour le TSPT.

Thérapie cognitivo-comportementale pour les traumatismes (TCC-T)

La thérapie cognitivo-comportementale pour les traumatismes vous amène à examiner et à remettre en question les pensées et les idées improductives que vous avez développées depuis le traumatisme. Elle vous aide graduellement à faire face à la douleur liée aux pensées, aux sentiments et aux situations que vous avez probablement tenté d’oublier. [Certaines parties de cette thérapie sont similaires à deux autres formes de thérapie hautement recommandées : la thérapie cognitive pour le TSPT et la thérapie d’exposition prolongée.]

Vous et votre dispensateur de services identifierez les situations, les lieux, les personnes et les choses que vous évitez parce qu’ils vous rappellent l’événement traumatisant. On vous demandera de penser à quelque chose que vous souhaitez refaire, quelque chose sans danger, mais que vous avez évité à cause de votre traumatisme. Une fois votre objectif défini, vous et votre dispensateur de services diviserez l’activité en étapes réalisables.

En commençant par l’exercice le plus simple, on vous demandera de le répéter jusqu’à ce que vous puissiez le faire avec moins d’angoisse. Lorsque vous maîtriserez cette étape, vous passerez à la suivante, jusqu’à ce que vous ayez terminé toutes les étapes. De cette manière, vous réapprendrez que la situation, les lieux, les personnes et les choses qui évoquaient le traumatisme sont désormais inoffensifs et maîtrisables.

En plus de ces stratégies de « non-évitement », à l’aide de fiches de travail, vous apprendrez à reconnaître les façons courantes dont vous auriez pu penser au traumatisme qui ont été inefficaces, comme la pensée négative ou la crainte constante que des événements désagréables ou catastrophiques se produisent. [Ceci est similaire à une autre thérapie hautement recommandée : la thérapie cognitive pour le TSPT.] On vous apprendra plutôt de nouvelles façons de penser qui offrent plus d’équilibre et on vous demandera de noter tout changement et ce qu’il provoque en vous. Grâce à ce processus, vous découvrirez qu’à partir du moment où vos pensées et vos sentiments concernant le traumatisme sont plus nuancées, vous ressentirez probablement moins de culpabilité et de honte, et vous vous sentirez moins déprimé. Vous pouvez également découvrir d’autres stratégies comme les mécanismes d’adaptation sains, la pleine conscience, la relaxation et la formation professionnelle comme celle sur l’affirmation de soi. Après le traitement, les souvenirs du traumatisme devraient être moins stressants. Vous éprouverez une moins grande sensation d’engourdissement émotionnel. De plus, la fréquence des sentiments de grande nervosité et des réactions excessives diminuera probablement.

De quoi s’agit-il?
La thérapie cognitivo-comportementale pour les traumatismes met en évidence le lien entre vos pensées, vos sentiments, vos comportements et vos réactions physiques au traumatisme. Vous apprenez, par exemple, que détourner les pensées improductives associées au traumatisme peut changer votre manière de réagir et favoriser des émotions plus nuancées.

Comment le TSPT se traite-t-il?
La thérapie cognitivo-comportementale pour les traumatismes utilise des stratégies telles que l’apprentissage de la réflexion utile et des pratiques de « non-évitement », ainsi que les mécanismes d’adaptation sains, la pleine conscience et la relaxation pour développer une vision plus nuancée du traumatisme. Elle est efficace pour briser les liens faits entre les rappels de l’événement (p. ex. les situations et les personnes), les conclusions tirées de l’événement (p. ex. ne pas pouvoir faire confiance aux autres) et les réactions aux déclencheurs (p. ex. la peur ou la sensation d’engourdissement émotionnel). La combinaison de stratégies vous permet de réorienter votre cerveau, votre corps et votre esprit afin de moins réagir au traumatisme. Ceci réduit ensuite les symptômes du TSPT.

À quoi dois-je m’attendre?
Avec le soutien de votre dispensateur de services, vous passerez en revue l’événement traumatisant. Vous apprendrez à déceler les façons de penser au traumatisme qui ne vous ont pas vraiment aidé (les pensées négatives ou la crainte constante d’un événement désagréable ou d’une catastrophe) et à développer plutôt des façons de penser plus nuancées et plus efficaces. Vous identifierez également les personnes, les lieux et les activités desquels vous vous êtes éloigné depuis votre traumatisme. Vous apprendrez progressivement à aborder ces situations et ces personnes pour vous sentir plus à l’aise et ne plus les éviter. Vous développerez également des mécanismes d’adaptation comme la relaxation (p. ex. relaxation musculaire et exercices de respiration) ou des habiletés comme l’affirmation de soi.

S’agit-il d’une thérapie individuelle ou de groupe?
La thérapie cognitivo-comportementale pour les traumatismes peut être proposée sous forme de thérapie individuelle ou de groupe.

Les groupes peuvent compter de 6 à 10 personnes.

D’après ce que l’on en sait jusqu’à présent, les bienfaits sont plus grands lorsque la TCC-T est effectuée sur une base individuelle plutôt qu’en groupe.

Vais-je parler de mon traumatisme en détail?
Oui. Votre dispensateur de services vous guidera et vous soutiendra lorsque vous parlerez de votre traumatisme.

Combien cela prend-il de temps?
Les séances durent généralement 50 minutes. Avec des séances hebdomadaires, la thérapie cognitivo comportementale pour les traumatismes prend généralement 12 à 16 semaines. Il peut être utile de prévoir des séances supplémentaires si, par exemple, vous avez été exposé à plusieurs traumatismes.

Aurai-je des devoirs?
Oui. Vous aurez peut-être des fiches de travail à remplir. Vous pouvez également commencer à pratiquer certaines des activités que vous aviez évitées depuis le traumatisme. En général, plus vous passez de temps entre les séances à mettre en pratique ce que vous avez appris, plus vous en tirerez profit.

Cette technique comporte-t-elle des risques?
Parler de souvenirs liés à un traumatisme et pratiquer des activités d’exposition peut vous rendre mal à l’aise. Ces sentiments ont tendance à être de courte durée et de nombreuses personnes se sentent mieux en poursuivant leur thérapie cognitivo-comportementale pour les traumatismes. Il y a aussi un léger risque que quelqu’un tombe sur les fiches de travail que vous emportez chez vous. Vous et votre dispensateur de services pouvez discuter des moyens de sécuriser vos informations personnelles liées à ce traitement.

La plupart des personnes qui terminent la thérapie cognitivo-comportementale pour les traumatismes considèrent que les bienfaits l’emportent sur l’inconfort initial.

Thérapie du processus cognitif (TPC)

La thérapie du processus cognitif vous aide à examiner les pensées qui vous empêchent de guérir et à les remettre en cause. [Ceci est similaire à une autre thérapie hautement recommandée : la thérapie cognitive pour le TSPT.] Elle se concentre sur le sens que vous avez accordé au traumatisme et la manière dont cela vous a affecté.

Votre dispensateur de services vous aidera à décrire l’incidence de l’événement traumatisant sur votre vie. Cette description de l’incidence vous aidera, vous et votre dispensateur de services, à trouver les idées clés qui vous empêchent de progresser. À l’aide des fiches de travail et des questions de votre dispensateur de services, vous apprendrez à remettre en question ces idées. Vous explorerez l’effet du traumatisme sur vos sentiments de sécurité, de confiance, de pouvoir, de contrôle, d’estime et d’intimité. Vous devrez remplir des fiches de travail entre les séances pour approfondir la compréhension du traumatisme. Vers la fin du traitement, on vous demandera de décrire à nouveau l’incidence et de la comparer à la première description. Grâce à ce processus, vous découvrirez qu’à partir du moment où vos pensées et vos émotions concernant le traumatisme sont plus nuancées, vous ressentirez probablement moins de culpabilité et de honte, puis vous vous sentirez moins déprimé. Après le traitement, les souvenirs du traumatisme devraient être moins stressants. Vous éprouverez une moins grande sensation d’engourdissement émotionnel. De plus, la fréquence des sentiments de grande nervosité et des réactions excessives diminuera probablement.

De quoi s’agit-il?
Le traumatisme affecte votre façon de ressentir et d’interpréter les événements. La thérapie du processus cognitif vous aide à examiner les pensées qui vous empêchent de guérir et à les remettre en cause. Elle se concentre sur le sens que vous avez accordé au traumatisme et la manière dont cela vous a affecté. Souvent, ces pensées et ces idées compliquent les choses plutôt que de les faciliter. Grâce à la thérapie de traitement cognitif, vous pouvez apprendre à redéfinir ces pensées et ces idées et à nuancer davantage lorsque vous pensez au traumatisme.

Comment le TSPT se traite-t-il?
Lorsque vous changez votre façon de penser à un événement, ce que vous ressentez change souvent aussi. Grâce à ce processus, vous découvrirez qu’à partir du moment où vos pensées et vos sentiments concernant le traumatisme sont plus nuancés, vous ressentirez probablement moins de culpabilité et de honte, et vous vous sentirez moins déprimé. Après le traitement, les souvenirs du traumatisme devraient être moins stressants. Vous éprouverez une moins grande sensation d’engourdissement émotionnel. De plus, la fréquence des sentiments de grande nervosité et des réactions excessives diminuera probablement.

À quoi dois-je m’attendre?
Le processus commence généralement par une description écrite de l’incidence de l’événement traumatisant sur votre vie. Votre dispensateur de services vous aidera si vous le souhaitez. Cette description de l’incidence vous aidera, vous et votre dispensateur de services, à identifier les « blocages » ou pensées qui vous empêchent de progresser. En utilisant les fiches de travail et les questions de votre dispensateur de services, vous apprendrez à remettre en cause vos « blocages » et à aller de l’avant. Vous explorerez l’effet du traumatisme sur votre perception de la sécurité, de la confiance, du pouvoir, du contrôle, de l’estime et de l’intimité.

Vous devrez remplir des fiches de travail entre les séances pour approfondir la compréhension du traumatisme afin d’évoluer et de faire des progrès. Vers la fin du traitement, on vous demandera de décrire à nouveau l’incidence et de la comparer à la première description.

S’agit-il d’une thérapie individuelle ou de groupe?
La thérapie du processus cognitif peut être proposée sous forme de thérapie individuelle ou de groupe. Les groupes peuvent compter entre 6 et 10 personnes. D’après ce que l’on en sait jusqu’à présent, les bienfaits sont plus grands lorsque la thérapie du processus cognitif est effectuée sur une base individuelle plutôt qu’en groupe.

Vais-je parler de mon traumatisme en détail?
Non. La thérapie du processus cognitif se concentre sur l’incidence du traumatisme sur vous plutôt que sur le traumatisme lui-même. Une discussion sur le traumatisme réel est nécessaire, mais cela ne nécessite pas beaucoup de détails. Ce qu’il est important de retenir, c’est que vous êtes responsable du processus et que vous pouvez suivre votre propre rythme.

Combien cela prend-il de temps?
Chaque séance dure habituellement entre 50 et 90 minutes. Généralement, avec des séances hebdomadaires, la thérapie du processus cognitif prend environ 12 semaines. Certaines personnes tirent profit de séances supplémentaires si, par exemple, elles ont été exposées à de multiples traumatismes.

Aurai-je des devoirs?
Oui. Vous devrez remplir des fiches de travail entre les séances.

Cette technique comporte-t-elle des risques?
Parler de souvenirs liés à un traumatisme et de son incidence sur votre vie peut vous rendre mal à l’aise. Ces sentiments ont tendance à être de courte durée et de nombreuses personnes se sentent mieux en poursuivant leur thérapie du processus cognitif. Il y a aussi un léger risque que quelqu’un tombe sur les fiches de travail que vous emportez chez vous. Vous et votre dispensateur de services pouvez discuter des moyens de sécuriser vos informations personnelles liées à ce traitement.

La plupart des personnes qui terminent la thérapie du processus cognitif trouvent que les bienfaits du processus sont bien plus importants que tout inconfort qu’ils éprouvent pendant sa durée.

Thérapie cognitive pour le TSPT (TC-TSPT)

La thérapie cognitive pour le TSPT vous aide à examiner et à remettre en question les pensées et les idées que vous avez entretenues depuis le traumatisme et qui empêchent votre rétablissement et votre guérison. [Certaines parties de cette thérapie sont similaires à deux autres formes de thérapie hautement recommandées : la thérapie cognitivo-comportementale pour les traumatismes et la thérapie d’exposition prolongée.]

Avec votre dispensateur de services pour guide, vous apprendrez à parler du traumatisme. Vous dégagerez les éléments clés du traumatisme qui étaient particulièrement douloureux (« points chauds ») et vous discuterez des différentes émotions et pensées qui surviennent. On vous demandera de reconnaître les façons courantes dont vous auriez pu penser au traumatisme qui ont été inefficaces, comme la pensée négative ou la crainte constante que des événements désagréables ou catastrophiques se produisent. On vous apprendra plutôt de nouvelles façons de penser qui offrent plus d’équilibre et on vous demandera de noter tout changement et ce qu’il provoque en vous.

De plus, comme d’autres thérapies, vous pouvez apprendre à déceler vos déclencheurs pour rompre le lien entre le souvenir et les déclencheurs, et constater que le traumatisme qui s’est produit « avant » ne se produit pas « maintenant ». Vous découvrirez qu’à partir du moment où vos pensées et vos sentiments concernant le traumatisme sont plus nuancés, vous ressentirez probablement moins de culpabilité et de honte, et vous vous sentirez moins déprimé. Après le traitement, les souvenirs du traumatisme devraient être moins stressants. Vous éprouverez une moins grande sensation d’engourdissement émotionnel. De plus, la fréquence des sentiments de grande nervosité et des réactions excessives diminuera probablement.

De quoi s’agit-il?
La thérapie cognitive pour le TSPT vise à changer votre façon de penser et d’affronter votre traumatisme. Il met en lumière les actions que vous avez entreprises qui entraînent des émotions douloureuses (comme des sentiments de culpabilité et de honte), une surestimation du niveau de danger dans une situation donnée et d’autres symptômes du TSPT.

Comment le TSPT se traite-t-il?
La thérapie cognitive pour le TSPT utilise diverses stratégies pour vous aider à développer une perspective du traumatisme plus équilibrée et à utiliser moins souvent des moyens qui vous empêchent de surmonter le traumatisme. Elle vous guidera vers une perspective plus nuancée de vos souvenirs du traumatisme, vous aidant à comprendre, dans votre tête, votre corps et votre esprit, que l’événement traumatique n’est plus une menace présente et grave.

À quoi dois-je m’attendre?
Avec votre dispensateur de services, vous parlerez du traumatisme. Vous dégagerez des « points chauds » du traumatisme qui ont été particulièrement douloureux, et vous reconnaîtrez les pensées et les interprétations liées à ces « points chauds ». Vous apprendrez à transformer ces pensées et déductions en un souvenir plus équilibré du traumatisme. Vous apprendrez également à déceler vos déclencheurs pour rompre le lien entre le souvenir et les déclencheurs, et à constater que le traumatisme qui s’est produit « avant » ne se produit pas « maintenant ».

S’agit-il d’une thérapie individuelle ou de groupe?
La thérapie cognitive pour le TSPT peut être proposée sous forme de thérapie individuelle ou de groupe. Les groupes peuvent compter de 6 à 10 personnes. D’après ce que l’on en sait jusqu’à présent, les bienfaits sont plus grands lorsque la thérapie cognitive pour le TSPT est effectuée sur une base individuelle plutôt qu’en groupe.

Vais-je parler de mon traumatisme en détail?
Oui. Cela se fera de manière gérable pour vous et avec le soutien de votre dispensateur de services. L’examen et l’évaluation du traumatisme peuvent se faire de différentes manières : à l’écrit, à voix haute ou en l’imaginant.

Combien cela prend-il de temps?
Habituellement, la première séance dure 90 minutes. Par la suite, chaque séance de traitement dure généralement 60 minutes. D’ordinaire, avec des séances hebdomadaires, la thérapie cognitive pour le TSPT prend environ 12 semaines. Certaines personnes tirent profit de séances supplémentaires si, par exemple, elles ont été exposées à de multiples traumatismes.

Aurai-je des devoirs?
Oui. Il peut y avoir des fiches de travail à remplir ou des travaux de rédaction à faire. Vous pratiquerez également (lentement et à votre rythme) certaines des choses que vous auriez pu éviter depuis le traumatisme. En règle générale, plus vous passez de temps à mettre en pratique ce que vous avez appris, plus vous profiterez de la thérapie cognitive pour le TSPT.

Cette technique comporte-t-elle des risques?
Parler de souvenirs liés à un traumatisme et pratiquer des activités d’exposition peut vous rendre mal à l’aise. Ces sentiments ont tendance à être de courte durée et de nombreuses personnes se sentent mieux en poursuivant leur thérapie cognitivo-comportementale pour les traumatismes. Il y a aussi un léger risque que quelqu’un tombe sur les fiches de travail que vous emportez chez vous. Vous et votre dispensateur de services pouvez discuter des moyens de sécuriser vos informations personnelles liées à ce traitement.

La plupart des gens trouvent que les bienfaits de la thérapie cognitive pour le TSPT l’emportent sur tout inconfort initial.

Thérapie d’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires (EMDR)

La thérapie d’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires se concentre sur la façon dont votre cerveau a traité et stocké le traumatisme. Lorsque vous subissez un traumatisme, il arrive que votre cerveau ne traite pas et ne stocke pas correctement les détails de l’événement. Lorsque cela se produit, votre cerveau peut stocker les émotions intenses et les sensations physiques exactement comme vous les avez vécues à l’origine. En se concentrant sur des mouvements ou des sons spécifiques lorsque vous vous souvenez du traumatisme, la thérapie d’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires aide votre cerveau à retraiter le traumatisme et à le transformer en un souvenir plus supportable.

En thérapie, on vous demandera de vous souvenir d’un traumatisme douloureux, ainsi que les pensées négatives, les sentiments et les sensations physiques qui l’accompagnent. On vous demandera de vous rappeler l’événement traumatique, tout en demeurant attentif à un son ou à un mouvement de va-et-vient (comme le mouvement de doigt de votre dispensateur de services). Prêter attention au son ou au mouvement vous permet de rester ancré dans le présent tout en vous rappelant ce qui a eu lieu dans le passé. Vous répéterez ce processus de rappel du souvenir pendant de courtes périodes jusqu’à ce que le stress lié au souvenir diminue, permettant ainsi à des pensées plus nuancées d’émerger. De cette façon, la thérapie d’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires aide votre cerveau à retraiter le souvenir pour le rendre plus supportable, ce qui aide à réduire vos symptômes de TSPT.

De quoi s’agit-il?
Lorsque vous subissez un traumatisme, il arrive parfois que votre cerveau ne traite pas le souvenir de la manière habituelle. Votre cerveau peut répondre aux émotions intenses et aux sensations physiques du moment en les stockant exactement comme vous les avez vécues à l’origine. En se concentrant sur des mouvements ou des sons spécifiques lorsque vous vous souvenez du traumatisme, la thérapie d’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires aide votre cerveau à retraiter le traumatisme et à le transformer en un souvenir plus supportable.

Comment le TSPT se traite-t-il?
Actuellement, on ne sait pas exactement comment la thérapie d’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires aide le cerveau à retraiter une expérience traumatisante et à la transformer en un souvenir plus supportable. Les chercheurs étudient ce phénomène et le rôle que jouent les sons et les mouvements dans le traitement afin de mieux comprendre l’efficacité du traitement.

À quoi dois-je m’attendre?
On vous demandera de vous remémorer un souvenir « cible » douloureux, ainsi que les pensées négatives, les sentiments et les sensations physiques qui l’accompagnent. On vous demandera de vous rappeler l’événement traumatique, tout en demeurant attentif à un son ou à un mouvement de va-et-vient (comme le mouvement de doigt de votre dispensateur de services). Prêter attention au son ou au mouvement vous permet de rester ancré dans le présent tout en vous rappelant ce qui a eu lieu dans le passé. Cela aide votre cerveau à traiter l’expérience et à la transformer en un souvenir plus supportable.

S’agit-il d’une thérapie individuelle ou de groupe?
Il s’agit d’une thérapie individuelle. Chaque séance impliquera une rencontre individuelle avec votre dispensateur de services.

Vais-je parler de mon traumatisme en détail?
Non. Dans la plupart des cas, on vous demandera de réfléchir au traumatisme pendant la séance, plutôt que d’en parler.

Combien cela prend-il de temps?
Les séances durent généralement 90 minutes, mais peuvent être aussi courtes que 50 minutes. Avec des séances hebdomadaires, la thérapie d’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires nécessite généralement entre 4 et 12 séances. De nombreuses personnes déclarent se sentir mieux après quelques séances. Certaines personnes tirent profit de séances supplémentaires si, par exemple, elles ont été exposées à de multiples traumatismes.

Aurai-je des devoirs?
Non.

Cette technique comporte-t-elle des risques?
Vous pouvez vous sentir mal à l’aise lorsque vous vous concentrez sur des souvenirs, des pensées ou des croyances liés à un traumatisme. Ces sentiments ont tendance à être de courte durée et de nombreuses personnes se sentent mieux en poursuivant leur thérapie d’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires. La plupart des personnes qui terminent la thérapie d’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires trouvent que les avantages l’emportent sur l’inconfort.

Thérapie d’exposition prolongée (PE)

La thérapie d’exposition prolongée vous aide à affronter progressivement les pensées, les sentiments et les situations douloureuses que vous évitez depuis le traumatisme. [Certaines parties de cette thérapie sont similaires à deux autres formes de thérapie hautement recommandées : la thérapie cognitivo-comportementale pour les traumatismes et la thérapie cognitive pour le TSPT.]

Avec votre dispensateur de services pour guide, vous apprendrez à parler du traumatisme. Vous cernerez les « points chauds » du traumatisme qui ont été particulièrement douloureux et vous discuterez des différentes émotions et pensées qui surviennent. Votre description du traumatisme sera enregistrée afin que vous puissiez l’écouter à la maison. Le fait de raconter et d’écouter le souvenir du traumatisme à plusieurs reprises vous aide à gérer les émotions liées au traumatisme; il peut également révéler des informations qui vous aideront à comprendre le traumatisme différemment. Cette démarche vous apprend que le traumatisme n’est qu’un souvenir, et non une réalité présente.

Ensemble, vous et votre dispensateur de services identifierez également les situations, les lieux, les personnes et les choses qui sont réellement sans danger, mais que vous évitez parce qu’ils vous rappellent l’événement traumatisant. On vous demandera de penser à quelque chose que vous souhaitez refaire, quelque chose sans danger, mais que vous avez évité à cause de votre traumatisme. Une fois votre objectif défini, vous et votre dispensateur de services diviserez l’activité en étapes réalisables.

En commençant par l’exercice le plus simple, on vous demandera de le répéter jusqu’à ce que vous puissiez le faire avec moins d’angoisse. Lorsque vous maîtriserez cette étape, vous passerez à la suivante, jusqu’à ce que vous ayez terminé toutes les étapes. De cette manière, vous réapprendrez que la situation, les lieux, les personnes et les choses qui évoquaient le traumatisme sont désormais inoffensifs et maîtrisables.

De quoi s’agit-il?
Bien que cela puisse sembler à l’opposé de ce que vous souhaitez faire, une exposition prolongée vous permettra de faire face à la douleur liée aux pensées, aux sentiments et aux situations que vous avez évitées. En affrontant ce dont vous avez peur de manière sécuritaire et en ayant du soutien, vous découvrirez que vous n’avez pas besoin d’éviter les choses associées au traumatisme. Avec le temps, vous vous sentirez plus fort et confiant.

Comment le TSPT se traite-t-il?
Répéter les détails du traumatisme vous aide à gérer les émotions liées au traumatisme. Il peut également révéler des informations qui vous aideront à comprendre le traumatisme différemment et à identifier des moyens utiles de rétablissement. En affrontant progressivement les situations, les personnes, les lieux et les choses que vous avez évités, vous pouvez apprendre à défier vos émotions et vos pensées douloureuses et à vivre une vie plus épanouie.

À quoi dois-je m’attendre?
Avec votre dispensateur de services pour guide, vous apprendrez à parler du traumatisme. Vous discuterez des émotions et des pensées qui surgissent en parlant du traumatisme, puis vous les maîtriserez. Votre description du traumatisme sera enregistrée afin que vous puissiez l’écouter à la maison. Cela vous permettra de continuer à gérer vos sentiments, et vous apprendrez que le traumatisme n’est qu’un souvenir, et non une réalité présente.

S’agit-il d’une thérapie individuelle ou de groupe?
Il s’agit d’une thérapie individuelle. Chaque séance impliquera une rencontre individuelle avec votre dispensateur de services.

Vais-je parler de mon traumatisme en détail?
Oui. Vers la troisième séance, vous commencerez à parler du traumatisme en détail. Votre dispensateur de services vous guidera tout au long de cet exercice. Il portera une attention particulière à votre niveau d’anxiété et s’ajustera pour s’assurer qu’il est supportable pour vous.

Combien cela prend-il de temps?
Les séances durent généralement 90 minutes, mais peuvent être aussi courtes que 50 minutes. En moyenne, la thérapie d’exposition prolongée dure de 8 à 15 semaines. Toutefois, certaines personnes commencent à se sentir mieux après seulement quelques séances.

Aurai-je des devoirs?
Oui. Vous devrez pratiquer certaines activités que vous avez évitées depuis le traumatisme. On vous demandera de commencer par des activités qui peuvent vous rendre un peu mal à l’aise, et graduellement, vous tenterez des activités plus difficiles. Il vous sera également demandé d’écouter les enregistrements de votre description du traumatisme.

Cette technique comporte-t-elle des risques?
Parler de souvenirs liés à un traumatisme et pratiquer des activités d’exposition peut vous rendre mal à l’aise. Ces sentiments ont tendance à être de courte durée et de nombreuses personnes se sentent mieux en poursuivant leur exposition prolongée. Il y a aussi un léger risque que quelqu’un tombe sur les fiches de travail que vous emportez chez vous. Vous et votre dispensateur de services pouvez discuter des moyens de sécuriser vos informations personnelles liées à ce traitement.

La plupart des personnes qui terminent une thérapie d’exposition prolongée trouvent que les bienfaits l’emportent sur l’inconfort initial.

Comment savoir quel traitement pour le TSPT me convient le mieux?

Les caractéristiques et les expériences individuelles jouent un rôle important dans la compréhension et l’élaboration du traitement. Des exemples de caractéristiques comprennent les données démographiques, les variables de traumatisme, les symptômes et d’autres problèmes de santé mentale et physique.

Bien que les personnes atteintes du TSPT puissent avoir certaines caractéristiques en commun, chaque personne a ses propres besoins et ses objectifs particuliers. Afin de choisir le meilleur traitement pour vous, avec votre dispensateur de services, vous pouvez prendre en compte vos caractéristiques personnelles, vos valeurs et vos préférences, ainsi que les données de recherche sur les traitements du TSPT et votre expertise clinique. Le traitement qui vous convient le mieux peut également changer avec le temps, au fur et à mesure que vous changez vous-même et que de nouvelles recherches et de nouveaux traitements apparaissent.

J’ai d’autres problèmes de santé mentale et physique, en plus du TSPT. Le traitement du TSPT est-il le meilleur point de départ?

Les personnes atteintes de TSPT ont souvent également d’autres problèmes de santé mentale ou physique. Ceux-ci peuvent inclure de la douleur chronique, de la dépression, de l’anxiété, des pensées suicidaires et des troubles liés à l’usage de substances. Selon votre situation, votre dispensateur de services peut recommander de commencer par un traitement pour le TSPT ou il peut suggérer de traiter d’abord une autre affection afin que le traitement du TSPT soit à son maximum d’efficacité le moment venu. Vos caractéristiques, vos expériences et vos objectifs thérapeutiques influenceront cette décision. Collaborez avec votre médecin, thérapeute ou autre dispensateur de services pour prendre la meilleure décision pour vous.


Références

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