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Soutien aux interprètes afghans

Depuis que les talibans gagnent du terrain dans tout l’Afghanistan, plusieurs personnes ayant soutenu les troupes canadiennes avant leur retrait en 2011, ainsi que celles qui travaillent actuellement à l’ambassade canadienne, comme les cuisiniers, le personnel d’entretien et les chauffeurs, courent le risque d’être torturées et tuées par les talibans. La situation s’est rapidement détériorée, particulièrement maintenant que les forces américaines se retirent du pays.

Le Centre d’excellence sur le TSPT se joint à la communauté des vétérans canadiens afin de réclamer une intervention ponctuelle, raisonnable et décisive, qui comporte la nécessité d’un traitement rapide et d’un accès sans entrave au nouveau programme offert par le gouvernement canadien à l’intention des interprètes afghans, ainsi que du personnel de l’ambassade, et de leur famille, permettant ainsi à ces derniers de demander à être réinstallés au Canada.

Le Centre d’excellence sur le TSPT reconnaît les vives inquiétudes que partagent de nombreux vétérans canadiens ayant bénéficié du soutien de ces interprètes. De plus, les vétérans ayant servi en Afghanistan et bénéficié de l’aide de ces interprètes présentent un risque considérable de subir un traumatisme secondaire du fait que les talibans reprennent du terrain et que le risque s’intensifie.

Le mercredi 28 juillet, le gouvernement fédéral, par l’intermédiaire d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), a dévoilé les dossiers de demande qui seront présentés en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés du Canada.

Comme l’ont souligné les vétérans canadiens, le Centre d’excellence sur le TSPT appuie la position selon laquelle, bien qu’il soit bien accueilli, le programme en soit doit tenir compte de la complexité de la situation pour ceux qui doivent se cacher, sans accès à Internet ou à aucun autre type de connexion, alors qu’ils cherchent un moyen sûr de fuir les talibans. Nous souhaitons également préciser que, comme les documents publiés sur le site Web du gouvernement sont en anglais et en français, la langue pourrait bien constituer un obstacle supplémentaire pour les demandeurs d’asile. Il est important de tenir compte de ces obstacles afin d’apporter un soutien efficace aux personnes qui sont en danger.

Le Canada s’est joint à la mission de l’Afghanistan en 2001. Son rôle de combat a pris fin en 2011, en raison de l’entraînement des soldats afghans, et son retrait final a eu lieu en 2014. Les interprètes afghans ont collaboré avec les troupes canadiennes dans le passé afin d’assurer leur sécurité. Ces personnes, ainsi que celles qui travaillent actuellement à l’ambassade canadienne, comme les cuisiniers, le personnel d’entretien et les chauffeurs, ainsi que leur famille, souhaitent trouver un asile sûr au Canada. C’est ce qui leur avait été promis pendant les années où les soldats canadiens étaient déployés dans leur pays, et plus récemment dans le cadre de l’annonce d’un programme fédéral visant à accueillir ces personnes au Canada en tant que réfugiés.

À titre d’organisme intermédiaire indépendant, le Centre d’excellence sur le TSPT est hébergé au sein des Services de santé Royal Ottawa et financé par Anciens Combattants Canada. Les opinions du Centre sont indépendantes de celles de ces deux organismes.

Photo:
La Caporal chef Anouk Beauvais (à gauche) et un interprète (au centre) de l’équipe de reconstruction provinciale (ÉPR) de Kandahar discutent avec une femme Afghane du village de Panjwayi en Afghanistan (à gauche). 
Photo par : Cpl Simon Duchesne